EDITO

Voici le blog du Bureau 21, services secrets du Clan de la Chenille, encore connu sous le nom de 21 Corps ou 21 Korps.

Cette entité ultra secrète du Clan a pour mission de veiller sur le canton de Putanges Pont-Ecrepin (61).

Nous existerons tant que:
- Pont-Ecrepin ne sera pas indépendant et territoire autonome;
- Giel restera la capitale des lascars;
- Josy Bosval ne sera pas une star internationale;
- le Stade de France ne quittera pas Saint-Denis pour Ménil Gondouin;
- il n'y aura pas un troisième pont reliant Putanges à Pont-Ecrepin, à l'usage exclusif des membres du Clan de la Chenille, entre les deux existants.
                                                                                                                                                 Lieutenant Famas.

La pensée du jour

Le respect ça se mérite. C'est la pitié qui se donne.

L'affaire de Malbruchon-sur-Orne

Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /2006 12:17

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne»


 


 

"L'Affaire de Malbruchon-sur-Orne" est une idée de long métrage du Clan de la Chenille. Le second, après "Mon Flingue Sur Ta Gueule". Le scénario brut de décoffrage de l'époque vous sera dévoilé petit à petit. Voici le premier chapitre...

 

 

INTRODUCTION (0.10) (musique)

 

Elsa apparaît à l'écran, sur fond noir, ce qui éviterait d'avoir un effet d'ombre et permettrait un meilleur contraste. Elle a des antennes attachées au collier. 0n entend les 5 notes de musique de «Rencontre du troisième type». Plan fixe, pas de coupure.

 

 

 

GENERIQUE DE DEBUT (0.40) (musique)

 

Pierre-Henri Mouchalon est à l'écran. 0n entend un langage totalement incompréhensible (un texte débile passé à l'envers). Puis Mouchalon parle. Il s'exprime crânement, le menton relevé et la tête de côté. Il est habillé dans le plus pur style techno.

 

Pierre-Henri Mouchalon: « Amis Terriens, au cas où vous ne parleriez pas couramment le mörbekkien, je tiens à vous traduire le message de Son Excellence Fulgor. Chenille Productions présente l'affaire de Malbruchon-sur-Orne, un film de et avec le Clan de la Chenille. Attention, ce n'est pas une fiction. C'est arrivé près de chez vous. A Malbruchon-sur-Orne. »

 

 

 

LE JOURNAL TELEVISE 1 (1.30)

 

Claire Bazal apparaît à l'écran, légèrement sur la gauche. Le décor derrière elle est très sobre. En haut à droite du décor trône le logo de CTV. Claire Bazal s'exprime comme Claire Chazal et autres Christine Ockrent, en montrant souvent du doigt la caméra qui la filme et en souriant. Elle sera vêtue d'une veste, à chacune de ses interventions.

 

Claire Bazal:     « Mesdames et Messieurs, bonjour. Le petit village de Malbruchon-sur-Orne en Basse Normandie est en passe de devenir le plus célèbre sur Terre... et dans l'univers. A 00h47, heure de Paris, une soucoupe volante s'est en effet posée dans le champ de Monsieur Pierre-Henri Mouchalon. Je vous propose de voir immédiatement le film pris par un des villageois, en l'occurrence son voisin, le Baron Sengir.»

 

CTV diffuse la vidéo prise par le Baron Sengir. Le film en noir et blanc montre la soucoupe éclairer la nuit malbruchonnoise et se poser dans le champ de Pierre-Henri Mouchalon. Puis, l'image revient sur Claire Bazal.

 

Claire Bazal:     « Les autorités gouvernementales ont confirmé la nouvelle il y a 2 heures, l'entrée dans l'atmosphère de la soucoupe ayant été constatée par divers centres d'observation spatiale. Nul ne sait avec certitude où est l'engin à cette heure, ni ce qu'il contient. Une chose est sûre, il est d'origine extra-terrestre et devrait être dans les environs de la commune. Notre chaîne a immédiatement procédé à l'envoi de journalistes sur les lieux afin de vous donner davantage de renseignements sur l'affaire de Malbruchon-sur-Orne dans les flashes à venir. »

 

Nouveau plan, nouvel angle afin de simuler un changement de caméra.

 

Claire Bazal:     « A Naples, la police italienne a retrouvé certains lieutenants de la Cosa Nostra pendus à différents feux de signalisation dans la ville. Les frères Patard, toujours en cavale, ont revendiqué le massacre, justifié selon eux par le fait que les Maffiosi avaient injustement grillé les feux rouges. »


 

A SUIVRE...

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /2006 18:25

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 2


 


 

"L'Affaire de Malbruchon-sur-Orne" est une idée de long métrage du Clan de la Chenille. Le second, après "Mon Flingue Sur Ta Gueule". Le scénario brut de décoffrage de l'époque vous sera dévoilé petit à petit. Voici le second chapitre...

 

DANS LE BUREAU 21 (2.00)

 

L'image montre une porte où figure une pancarte « Bureau 21, Services Secrets, frappez avant d'entrer ». Beretta frappe, une voix répond «entrez». Un homme éteint son téléviseur et on comprend aisément qu'il vient de regarder le journal télévisé de CTV. On ne voit pas son visage. La caméra le filme de dos (côté gauche). Il s'adresse aux lieutenants Famas et Beretta situés assis en face de lui, qui viennent d'entrer. Tous sont en costumes. Les deux lieutenants ont des lunettes de soleil sur la tête. Ils la jouent crâneurs et mettent leurs mains à la « Bénodet Style » en faisant des gestes brusques.

 

Jacques C.: « Messieurs veuillez prendre place je vous prie (Beretta et Famas s'assoient et croisent les jambes du même côté). Si je vous ai fait venir aujourd'hui, c'est pour vous confier une mission de la plus haute importance. Pas question de faire le ménage dans le Périgord, d'éliminer les Yakuzas de Ryosuke Higuma, ou encore de faire taire certaines personnes de l'office des H.L.M. de Paris (pause pendant laquelle Beretta et Famas croisent les jambes dans l'autre sens). Non (nouvelle pause). Vous le savez, un objet volant d'origine extraterrestre a atterri à Malbruchon-sur-Orne. »

 

Nouveau plan, filmé côté droit. Jacques C. remet une enveloppe aux agents et une femme de ménage apparaît au fond, un aspirateur avec elle. Aucun des trois personnages ne fait attention à elle.

 

Jacques C.: « Vous allez vous rendre sur place et mener à bien votre mission. En effet, je vous demande de... »

 

La femme de ménage branche l'aspirateur et l'appareil fonctionne durant une quinzaine de secondes, rendant inaudible le discours de Jacques C. Elle a un walkman sur les oreilles et remue la tête, absorbée par la musique. Au moment où l'appareil est branché, les deux lieutenants jettent un rapide coup d'oeil derrière eux, en bougeant à peine la tête.

 

Jacques C.: « Je crois qu'il n'y a rien à ajouter, hormis le fait que vous avez une nouvelle fois carte blanche. »

 

 

 

 

 

CTV  SE REND CHEZ PIERRE-HENRI MOUCHALON (5.00)

 

Les envoyés spéciaux de CTV arrivent à Malbruchon-sur-Orne et se rendent chez Pierre-Henri Mouchalon. Jennifer Johnson a une veste. Charly Bouchet a une casquette et un chewing-gum dans la bouche. Mouchalon a une chemise. La scène commence alors qu'ils sortent de voiture (coupure) et se dirigent vers la demeure du principal témoin (coupure). On ne voit que leurs pieds. Ils frappent à la porte et Mouchalon ouvre. Le plan montre la porte, avec Jennifer Johnson et Charly Bouchet devant.

 

Pierre-Henri Mouchalon: « Oui, qu'y a-t-il ? »

 

Jennifer Johnson: «Monsieur Pierre-Henri Mouchalon ? »

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Lui-même.»

 

Jennifer Johnson: «Bonjour Monsieur, Jennifer Johnson et Charly Bouchet, de CTV.»

 

Charly Bouchet: «Nous venons vous poser quelques questions à propos de la soucoupe qui a atterri dans votre champ.»

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Mais je vous en prie, entrez, entrez donc.»

 

Nouveau plan. Charly Bouchet est derrière la caméra et filme Jennifer Johnson. Mouchalon est à droite de la journaliste.

 

Jennifer Johnson: «Charly, c'est O.K. ?»

 

Charly Bouchet: «Pas de problème, on peut y aller.»

 

Jennifer Johnson: «Monsieur Mouchalon bonjour et merci de nous recevoir. Que pouvez-vous nous dire sur ce que vous avez vu cette nuit ?»

 

Pierre-Henri Mouchalon : « Je rentrais chez moi quand j'ai été surpris par une vive lumière dans le ciel. Ma voiture s'est soudainement arrêtée et c'est alors que j'ai vu une soucoupe volante dans le ciel. Elle s'est posée dans mon champ, à plusieurs mètres de moi. Je me suis approché de l'engin. Deux extra-terrestres en sont descendus et se sont dirigés vers moi. Étrangement, je n'avais pas peur, ils m'inspiraient confiance. »

 

Jennifer Johnson: «Les individus vous ont-ils parlé ? »

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oui, pendant une bonne trentaine de minutes, mais je tiens à vous avertir d'une chose. Les extra-terrestres m'ont demandé de ne pas révéler l'intégralité de notre conversation pour le moment. Et en tout cas, de ne surtout pas dire où ils se cachent. Car ils sont toujours là et nous observent. »

 

Jennifer Johnson regarde autour d'elle.

 

Pierre-Henri Mouchalon: «J'ai été choisi par les extra-terrestres pour être leur ambassadeur, leur porte-parole. S'ils se parlaient dans un dialecte incompréhensible, ils s'adressaient à moi dans un français académique. Ils m'ont révélé qu'ils venaient de Mör-Bekk, petite planète située dans la constellation Super W. Ils sont ici en paix et refusent de se montrer au grand public pour le moment et quelque part, je les comprends. Mon voisin, le Baron Sengir, l'auteur du film diffusé sur votre chaîne, se ferait une joie de les chasser afin de les empailler. Et il ne serait pas le seul. Mais passons. Mes interlocuteurs se nommaient Fulgor et Schnekk-Ceriz et sont les chefs de l'expédition.»

 

Jennifer Johnson: «Serez-vous encore en contact avec eux ? Allez-vous les revoir ? »

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Bien sûr, mais je n'en dirai là aussi pas plus.»

 

Jennifer Johnson: « A quoi ressemblent-ils ?

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Me méfiant des interprétations que chacun pourra faire, je préfère ne pas me lancer dans une description du Mör-Bekkien moyen. Vous verrez tout cela quand ils décideront de se montrer au grand public.»

 

On sonne.

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Vous m'excusez, je vais répondre.»

 

Mouchalon se lève. Changement de plan, on filme la porte mais tous les protagonistes sont dans le champ de la caméra. Les deux lieutenants sont en costume et ont des lunettes de soleil.

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Bonjour Messieurs.»

 

Beretta: «Bonjour Monsieur. Pierre-Henri Mouchalon, inséminateur artificiel ? »

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oui.»

 

Beretta (remettant sa carte): «Lieutenant Beretta, envoyé spécial du gouvernement. Voici le Lieutenant Famas. Nous aimerions vous poser quelques questions à propos de...»

 

Pierre-Henri Mouchalon: «C'est inutile de continuer. Je ne vous dirai rien. Je ne dirai rien à l'armée ou au gouvernement.»

 

Famas (retirant ses lunettes): «Comment ça vous ne direz rien ?»

 

Beretta: «Ecoutez Monsieur, vous devez absolument nous dire tout ce que les extra-terrestres vous ont dit, où ils sont et...»

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Je vous répète que je ne vous dirai rien. Je me doute du sort que vous réservez aux Mör-Bekkiens.»

 

Famas: «C'est votre devoir de citoyen que de tout nous révéler sur votre rencontre avec les extraterrestres.»

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Vous perdez votre temps Messieurs.»

 

Jennifer Johnson: «Charly, filme-moi ça vite. »

 

Charly  Bouchet: «Ca roule Jenny.»

 

Jennifer Johnson s'est déplacée. Elle est maintenant à côté des agents. Le plan n'est plus le même, la caméra s'étant rapprochée de la porte.

 

Jennifer Johnson: «Messieurs Famas, Beretta, qu'est-ce que l'armée et le gouvernement ont à dire sur l'OVNI ?»

 

Famas: «Rien, vous avez eu le communiqué officiel. Un objet d'origine extra-terrestre s'est posé à Malbruchon-sur-Orne. Bon, arrêtez de nous filmer, on n'est pas à Témoin numéro 1, allez, fini.»

 

Charly  Bouchet: «Et la liberté de la presse alors ? »

 

Beretta s'énerve, retire ses lunettes et s'adresse à Charly, le montrant du doigt.

 

Beretta: «Je vais prendre la liberté de te presser la tête si tu continues à filmer. »

 

Famas emmène Beretta au dehors. On voit alors de grosses pancartes «agents secrets» dans leurs dos. Mouchalon referme la porte. Il reste d'un calme flegmatique.

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Voilà ce que je redoutais. Il a fallu que le gouvernement envoie ses pitbulls. Vous comprenez pourquoi je ne livrerai pas les Mör-Bekkiens Imaginez les aux mains de ces individus.»

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /2006 09:35

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 3


 

 

 

 

SCENE DE L’INCONNU 1 (1.00)

 

Beretta et Famas sont dans leur voiture, à l'arrêt. Ils sont filtrés de dos.

 

Beretta: «Ce Mouchalon, je vais lui faire une tête de Mickey avec les oreilles qui se dévissent (il frappe ses poings dans les paumes de ses mains). La nuit prochaine, on l'embarque, et on se fait une séance de penalties avec sa tête...»

 

Famas: «Moi, c'est le journaliste de CTV qui m'énerve. Je lui mettrais bien les dents en passage clouté. Mais essayons d'abord d'en savoir plus (il se cure les ongles avec un couteau). Rien ne dit que ce blaireau de Mouchalon est le seul à avoir vu Patanok et ses amis du village dans les nuages. Mettons nos méthodes habituelles dans la poche et interrogeons les villageois. Ils savent peut-être quelque chose.»

 

Beretta: «O.K.. Mais si ça ne marche pas, on rentre dans le tas (il frappe à nouveau ses poings dans ses paumes). Si nous échouons dans notre mission, tu peux être sûr qu’on va se retrouver dans une boîte de raviolis.»

 

Les lieutenants sont toujours dans leur voiture. Un individu passe devant eux et leur fait un bras d'honneur. Il se met ensuite à courir.

 

Famas: «Non mais attends, qu'est-ce qu'il lui prend à celui-là ? Il veut un lifting ? »

 

Beretta: «On y va !»

 

Beretta et Famas sortent de voiture (coupure). On les voit poursuivre l'inconnu, puis le rattraper. Ils le mettent à terre et le frappent.

 

 

 

CTV SE REND CHEZ LE BARON SENGIR (3.00)

 

CTV est devant la porte de la propriété du Baron. Les journalistes ont les mêmes tenues que lors de la scène où ils rencontrent Mouchalon. Jennifer Johnson frappe une première fois. Pas de réponse. Elle frappe à nouveau. Un revolver apparaît sur sa tempe. C'est celui de Sengir. Il est vêtu très chic et a un style qui rappelle sa noblesse. Plan fixe.

 

Sengir (menaçant): «Que me voulez-vous, marauds ? »

 

Charly Bouchet. «Calmez-vous Baron, calmez-vous ! »

 

Jennifer Johnson: «Nous sommes des journalistes de CTV, nous venons à propos de la soucoupe volante.»

 

Sengir (désolé): «Bigre ! Pardonnez cet accueil un peu rustre, mais avec tout ce qui se passe en ce moment... Soyez les bienvenus en ma demeure.»

 

Il les fait entrer. L'action reprend alors que la caméra est braquée sur Sengir.

 

Sengir:  «Il était plus de minuit (il fait une pause). Je faisais un poème sur la nuit (nouvelle pause). Comme souvent, je filmais les abords de ma propriété (il refait une pause). A cause des Viets. J'entendais Mouchalon, mon voisin, rentrer chez lui en voiture quand j'ai vu l'objet. Je l'ai immédiatement filmé. Il s'est posé et là, patatra, plus de batterie. Je suis sûr que c'est un coup de ces envoyés du Malin. A moins que ce soit les Viets (rictus). Bref, je n'avais plus mon zoom pour voir ce qu'il se passait et pour tout vous dire, je n'étais pas rassuré. Je suis parti chercher mon fusil mais je me suis dit que si Mouchalon me voyait sur ses terres armé, il irait encore prévenir les gendarmes. Comme la fois où J'avais cru voir des Viets près de sa fosse à purin (l’air de se remémorer un drôle de souvenir).»

 

Le plan est maintenant sur Jennifer Johnson et Charly Bouchet, assis l'un à côté de l'autre. Jennifer Johnson est bouche bée, Charly se tourne vers elle, l'air moqueur. Sengir se lève, et on le voit passer devant les journalistes, un katana à la main, sous les regards dubitatifs des journalistes. La caméra revient sur Sengir, assis, le katana avec lui.

 

Sengir : «Je suis sûr qu'ils sont là, tout près de nous, ces satanés Kör-Pettiens».

 

Charly  Bouchet (off): «Mör-Bekkiens.»

 

Sengir:     «C'est du pareil au même (il prend un air qui fait comprendre à Charly qu'il n'a pas intérêt à l'interrompre une deuxième fois). Que je trouve un Kör-Pettien, un Mör-Bekkien ou un Viet sur mes terres, je le découpe proprement, et l'empaille. Je suis sûr que ces margoulins de l'espace se cachent chez moi, pour me provoquer, me défier. Mais je ferai des rondes et je les aurai. J'ai fait quelques missions au Vietnam. Les Américains m'avaient surnommé le taxidermiste (fier)

 

La caméra revient sur les journalistes de CTV. Ils se lèvent.

 

Jennifer Johnson: « Eh bien Baron, merci d'avoir accepté de nous recevoir. Nous allons continuer notre enquête. »

 

Charly Bouchet: «Nous reviendrons vous voir prochainement. Si vous avez du neuf de votre côté, voici où nous contacter (il lui remet une carte)

 

La caméra est sur le Baron, debout lui aussi.

 

Sengir: «Ma gouvernante va vous raccompagner à la porte. Miss Peters, veuillez raccompagner nos invités.»

 

Miss Peters arrive. Elle est habillée très strict. La caméra la filme se diriger vers la porte, avec Jennifer Johnson et Charly Bouchet. Sengir est dans l'angle de la prise de vue.

 

Sengir: « Je compte aussi sur vous pour me faire-part de vos recherches. Chez les Sengir, il y a eu beaucoup de décapités pendant la Révolution. L'heure de la vengeance a sonné.»

 

Il fait des moulinets avec le katana.

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 17:47

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 4

 

 

 

RAOUL CHAMOULARD ET LES JOURNALISTES DE CTV (2.30)

           

Jennifer Johnson et Charly Bouchet se dirigent vers leur véhicule. Un personnage étrange les interpelle. Il porte une écharpe tricolore, des bretelles et une casquette de pêcheur. C'est Raoul Chamoulard, le maire de Malbruchon-sur-Orne. La caméra est face aux journalistes de CTV, Chamoulard arrive dans leurs dos.

 

Raoul Chamoulard: «Attendez, attendez s'il vous plaît.»

 

Charly Bouchet: «Regarde-moi ça ? Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Je ne savais pas qu'Yvette Horner et Charly Oleg avaient eu un fils ? »

 

Chamoulard trébuche et manque de se vautrer. Il est à hauteur des envoyés spéciaux. Nouveau plan: la voiture est derrière les journalistes, et Chamoulard est au premier plan.

 

Raoul Chamoulard: «Bonjour mes amis. Je me présente, Raoul Chamoulard, maire bien aimé de Malbruchon-sur-Orne. Mais vous avez certainement entendu parler de moi, je suis passé plusieurs fois à la radio...»

 

Jennifer Johnson: «Euh, non, désolés... Jennifer Johnson et Charly Bouchet, de CTV.»

 

Raoul Chamoulard: «Oui, je le savais. Tout le village est au courant de votre présence. De la votre, de celle des extra-terrestres et de celle des deux messieurs du gouvernement. Malbruchon-sur-Orne est devenu incontournable. Toutes les radios, tous les journaux et toutes les télévisions parlaient de l'affaire ce matin.»

 

Jennifer Johnson: «C'est un peu normal, les extra-terrestres ne viennent pas tous les jours sur Terre !»

 

Charly Bouchet: «Ce que j'ai du mai à m'expliquer, c'est pourquoi ils sont venus ici, en pleine brousse. Si la Terre a un trou du cul, il ne doit pas être loin !»

 

Raoul Chamoulard: «Non mais dites-moi, comment parlez-vous de mon village ! Moi, ça ne m'étonne pas qu'ils aient choisi Malbruchon-sur-Orne. Et je les en remercie. Mon village est mondialement connu désormais. Nous allons profiter de l'aubaine pour faire un grand parc d'attractions dédié à la communauté extra-terrestre. Mieux, Malbruchon-sur-Orne sera une réserve d'extra-terrestres, un pont entre le ciel et la Terre, entre eux et nous. J'imagine déjà le premier aéroport spatial là, ici, à l'endroit où nous parlons actuellement.»

 

Il regarde le ciel, l'air rêveur. Charly se prend la tête dans les mains. Jennifer Johnson regarde son collègue l'air suppliant. On revient à la prise de vue initiale: les journalistes sont donc au premier plan, on ne voit plus la voiture.

 

Raoul Chamoulard : «Pouvez-vous me rendre un service ? »

 

Jennifer Johnson: «Demandez toujours.»

 

Raoul Chamoulard: «Si nous n'étions pas en République, je serai le roi de Malbruchon-sur-Orne. J'ai les pleins pouvoirs ici. Les gens m'admirent et rien ne se passe ici sans que je le sache. Permettez-moi de passer sur votre antenne, et je vous réserve l'exclusivité de l'affaire. Par un arrêté municipal dictatorial, l'interdirais à toute autre équipe de filmer. Je vous dirais tout ce que j'apprendrai sur les extra-terrestres.»

 

Charly Bouchet (regardant Jennifer): «Ma foi, c'est une bonne opération pour la chaîne !»

 

Jennifer Johnson: «O.K., ça roule, vous passerez à un de nos journaux télévisés, et nous avons l'exclusivité de vos services.»

Raoul Chamoulard: «Bon, je vous laisse, il faut que j'aille au bar, chez Marcel. Le conseil municipal s'y réunit pour statuer sur les mesures à prendre. Il nous faut trouver un nom pour le prochain parc d'attractions (Il part)

 

Charly Bouchet (à haute voix): «Nous sommes à l'hôtel du village, n'hésitez pas à venir nous voir si vous avez du nouveau.'

 

 

 

SCENE DE PAUSE EXTRA-TERRESTRE 1 (0.15) (musique)

 

La silhouette d'un habitant de Mör-Bekk apparaît contre un mur en ombre chinoise. Utilisation d'une source lumineuse importante: la torche halogène en puissance maxi devrait suffire.

 

 

 

L’APPEL A TEMOIN (3.00)

 

Les journalistes de CTV marchent dans Malbruchon-sur-Orne. Ils sont accompagnés du maire.

 

Charly Bouchet: « Y'a pas, il va falloir que nous essayons de trouver de nouveaux témoins puisque Mouchalon ne veut pas parler. C'est quand même incroyable ça ! Ce mec fait une rencontre capitale et il la ferme ! Il n'a pas l'air intéressé par l'argent. Je me demande si les Mör-Bekkiens ne l'ont pas hypnotisé.»

 

Jennifer Johnson: «Qu'est-ce que tu crois Charly, il faut croire qu'il y a des gens dont les convictions passent avant une grosse enveloppe !»

 

Jennifer Johnson et Charly sourient. La journaliste fait un petit clin d'oeil.

 

Raoul Chamoulard: «Je peux vous dire que je ne suis pas comme ce Mouchalon et que je ferai tout pour vous aider.»

 

Jennifer Johnson: «Eh bien commencez par nous aider à trouver des témoins. On a intérêt à trouver les extra-terrestres avant Starsky et Hutch. Bon, Charly, donne-moi les affiches d'appel à témoins, nous allons en mettre un peu partout.»

 

Raoul Chamoulard: «Avez-vous pensé à demander aux Témoins de Jéhovah ce qu'ils ont vu ? Ils doivent savoir quelque chose.»

 

Charly et Jennifer se regardent d'une façon qui en dit long sur ce qu'ils pensent de l'idée de Chamoulard

 

Charly Bouchet: «Non, non, nous ne sommes pas intéressés».

 

Jennifer Johnson regarde autour d'elle. Elle aperçoit Famas et Beretta. Plan sur les lieutenants, qui marchent en crânant, au pas puis sur la journaliste.

 

Jennifer Johnson: «Oh, oh, voilà Dupont et Dupond. Qu'est-ce qu'ils viennent faire là

 

Famas et Beretta sont à hauteur des trois autres. Le plan s'élargit et est sur les 5 personnages.

 

Jennifer Johnson: «Messieurs Famas, Beretta, que nous vaut l'honneur de votre visite ?»

 

Beretta: «Ne vous emballez pas trop vite gamine, nous ne sommes pas venus pour vous. Monsieur le Maire, nous sommes venus vous dire que nous prenons toute l'affaire en main. Nous allons mener notre enquête et ne voulons être gênés d'aucune manière que ce soit. Est-ce clair ? »

 

Raoul Chamoulard: «Mais bien sûr, je me tiens à votre entière disposition. Je ferai tout pour vous aider. Vous savez, j'ai soutenu le président pendant sa campagne électorale. Il faudra que l'on se voie pour que je vous dise tout ce que je sais de cette affaire et tout ce que j'ai vu. Vous serez sans doute épatés,»

 

Famas: «Ecoute rigolo, ton récit, on s'en passera. Nous n'avons rien à foutre du témoignage d'un mec qui a passé sa nuit au Blue Rabbit en compagnie de drag queens (Chamoulard bronze, ne sait plus où se mettre et marmonne dans son coin). On n'est pas là pour se faire pomper le zou par un olibrius de ton espèce. O.K. ?»

 

Beretta: «Oui, alors mets-là en veilleuse. Raconte tes conneries aux «journalistes et laisse les grands mener leur enquête.»

 

Famas: «Sur ce, bien le bonjour».

 

Ils partent. Plan sur les lieutenants marchant, on les voit de dos. Puis la caméra est sur les journalistes et Chamoulard.

 

Raoul Chamoulard: « Il y a avait un concours de peluches ! Je ne connais aucune drag queen, je peux vous l'affirmer.»

 

Charly et Jennifer sourient.

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 12:06


«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 5

 

 

 

SCENE DE L’INCONNU 2 (1.00)

 

La caméra revient sur Famas et Beretta qui sont près de leur voiture. On les voit de face.

 

Beretta: «Quand je pense que ce pauvre type est maire. Ils ont dû en bouffer de la viande anglaise ici. C'est vrai cette histoire de Blue Rabbit ?»

 

Famas: «Affirmatif ! Les renseignements généraux font parfois du bon boulot Bon, on y va. On a du pain sur la planche. On a pas mal de personnes à aller voir.»

 

Beretta: «Ah, on va enfin bosser. J'aime tant les contacts humains.»

Changement de plan. On voit les lieutenants et l'amateur de bras d'honneur, surgi de nulle part, à dix mètres d'eux. Il recommence son geste fétiche, malgré le fait qu'il ait le bras droit en écharpe.

 

Beretta: «Non mais c'est pas vrai ! Il cherche vraiment les emmerdes celui-là

 

Famas: «Bon, on y retourne.»

 

Ils poursuivent l'inconnu, le rattrapent et le frappent à nouveau.

 

 

 

SCENE DU BAR (2.30)

 

Le premier plan montre Famas descendre de voiture. On voit sa chaussure se poser sur le soi, à proximité du pneu avant gauche. Il a des chaussures cirées avec une inscription «Bureau 21». Puis on voit Beretta et Famas rentrer dans le bar «Chez Marcel» afin de retrouver Michou, possible témoin dénoncé par Monsieur Raymond Zoumi (ami très proche de Michou). Marcel est habillé sobrement. Berthe fait assez vulgaire. On voit le bar. Derrière le comptoir figurent Marcel et sa femme. Les lieutenants sont au comptoir.

 

Beretta: «Un p'tit Greg, patron».

 

Marcel: «Té, putaing, c'est quoi un p'tit Greg ? »

 

Famas (à Beretta): «Merde, on va devoir prendre un coca, on est encore tombé dans un bar de bouseux !».

 

Famas (à Marcel): «Un coca. Tu peux me dire où est Michou tête de con ? »

 

Marcel: «Restez poli, ici on ne parle pas des honnêtes citoyens aux inconnus, de plus le bar ferme dans 5 minutes».

 

Changement- de plan: Famas va à la porte, retourne la pancarte « ouvert », baisse les stores et ferme la porte à clé. Puis, retour au plan initial.

 

Marcel: «Mais que faites-vous, j'ai dit dans 5 mi ...... »

 

Beretta fait le tour et frappe le patron avec sa crosse de pistolet. Le patron tombe sur le comptoir. Le lieutenant lui tient la tête avec ses mains.

 

Berthe: «Mais arrêtez, vous êtes fous, laissez mon mari tranquille ! »

 

Famas: «Toi Jabba, ta gueule, tu parieras quand on t'aura donné la parole.»

 

Le plan est maintenant sur Beretta qui est au ras de la tête de Michou.

 

Beretta (lentement):    «Ecoute Ténardier, on t'a posé une question. Des types comme toi, on en liquide une dizaine par jour. Soit tu parles, soit je t'écrase tellement la tronche que ta mère croira que sa nouvelle poêle à crêpes Téfal est arrivée. Et tout ça en moins de 5 minutes chrono. Et c'est pas La Redoute qui pourrait nous battre.»

 

Marcel: «O.K., O.K., je vais parler mais s'il vous plaît, retirez vos mains de ma figure, mes plombages ont sauté».

 

Il se relève et s'appuie au comptoir. Retour au plan initial.

 

Marcel (paniqué): «Michou est chez lui, il habite une petite ferme à 5 kilomètres d'ici, sur la route de Triffu».

 

Famas (à Beretta): «Tu vois, tous les patrons ne sont pas des cons, il suffit d'être amical et explicite.»

 

Les deux agents repartent du bar. La porte est maintenant dans l'axe de la caméra. On voit tous les personnages.

 

Marcel: «Monsieur, vous avez oublié votre arme !»

 

Beretta (vexé): «Hein, quoi ? Mon arme ? Ah, oui, bon merci. Et le p'tit Grégory, c'est gin, tonic et olive.»

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /2006 10:14

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 6

 

 

 

 

 

 

 

DES TEMOINS INTERESSANTS ( 8.00)

 

 

 

Le plan montre Jennifer Johnson avec un brave homme. Il s'agit de Zammy Yavenpoort. Il a une chemise épouvantable et une casquette d'un goût douteux sur la tête. Il est assis, Jennifer Johnson essaye tant bien que mal de l'arranger en remettant correctement ses effets vestimentaires.

 

 

Charly Bouchet (off): «Bonjour, Monsieur Yavenpoort !»

 

 

Zammy Yavenpoort: «Ah, vous aussi vous vous appelez Yavenpoort ?»

 

 

Charly Bouchet (off): «Non, je m'appelle Charly, je vous disais juste bonjour

 

 

Jennifer Johnson (regardant Charly): «Bon Charly, on peut y aller, quand tu veux.»

 

 

Charly Bouchet (off): «Ca tourne.»

 

 

 

Jennifer Johnson: «Monsieur Zammy Yavenpoort bonjour. Vous étiez dehors quand la soucoupe volante est arrivée dans le ciel de Malbruchon-sur-Orne. Qu'avez-vous vu exactement ? »

 

 

Zammy Yavenpoort: «Bon, je vais tout vous dire. Je sortais de chez Marcel comme d'habitude, à la fermeture (il se gratte le torse). J'étais en colère parce que Marcel, il voulait pas payer sa tournée. Pensez donc, à un habitué comme moi, ça ne se fait pas.»

 

 

Jennifer Johnson: «Oui, donc vous sortez du bar et là, vous voyez la soucoupe dans le ciel.»

 

 

Zammy Yavenpoort: «Ah non, pas du tout (il se gratte le toise) ! Là j'ai vu un géant, un grand géant, hein, pas un petit, un grand géant (il fait les gestes adéquats). Il quittait le champ du Baron et se dirigeait vers celui de Pierre-Henri, sur la route de Coulzy-sur-Morve. Et là, patatra, il s'est pris les pieds dans un fil téléphé, télépé, télépho, heu, un fil du téléphone quoi, et est tombé dans le champ. Si, mademoiselle.»

 

 

Jennifer Johnson ouvre des grands yeux.

 

 

Jennifer Johnson: «Oui, bon, merci monsieur Yavenpoort, votre témoignage nous sera très utile.»

 

 

Elle fait lever Yavenpoort, le prend par le bras, et le vire du champ de la caméra. Mais il revient aussitôt.

 

 

Zammy Yavenpoort: «Eh dites, eh, eh, je vais passer à la télé, hein, dites, eh ? »

 

 

Jennifer Johnson le repousse. Changement de plan. La caméra montre l'asphalte. La voiture des agents secrets vient de derrière et s'échappe au loin. Il y a des casseroles attachées à l'arrière et un panneau «just married». Les deux nerveux se rendent chez Michou, producteur de Calva à la «Ferme de la Bourrée». Puis plan à l'intérieur du véhicule. Ils écoutent les informations de Kiss FM. Le flash fait état de «l'affaire». Dans la voiture, il y a plein d'emballages de nourriture, des serviettes en papier et un thermos.

 

 

La journaliste de Kiss FM (off): «Kiss FM, flash spécial Malbruchon-sur-Orne. Les Mör-Bekkiens continuent de jouer au chat et à la souris avec les Terriens. Ils ne se sont toujours pas montrés et pourtant, ils sont à coup sûr toujours dans les environs du village. Ceci n'empêche pas le maire, Monsieur Raoul Chamoulard, de multiplier les occasions de faire parler de sa bourgade. Il vient en effet d'annoncer la création d'un nouveau parc d'attraction dédié au mouvement hip-hop, Yo Land.»

 

 

Les deux lieutenants sont dubitatifs et Beretta éteint la radio.

 

 

Famas: «Ce Chamoulard, c'est un sacré phénomène. Au bal des blaireaux, il n'aura pas les pieds gelés..»

 

 

Beretta: «On sait qu'il n'a rien vu. On s'occupe de ce Michou. S'il ne nous dit rien, il faudra bien s'occuper de Mouchalon. Je lui mettrais bien les oreilles en guidon de vélo.»

 

 

Famas:    «T'es fou ? Si on touche ce type, on aura le droit à notre photo dans tous les journaux. Sans parler de la pub que va nous faire CTV. Et s'il est si pote que cela avec les Mör-Bekkiens, on risque d'avoir des emmerdes. C'est qu'ils doivent être super armés ces Goldorak ! Pour l'instant, on ne touche pas à Mouchalon, c'est trop dangereux. Par contre, ce Michou a intérêt à nous dire tout ce qu'il sait.»

 

 

Beretta: «On doit rendre le rapport dans 5 jours. On a intérêt à le trouver ce guignol. »

 

 

Nouveau plan. On revient sur les journalistes de CTV qui continuent leurs interviewes.

 

 

Jennifer Johnson: «(assez fort) Monsieur Marshall s'il vous plaît. (à Charly) Eh ben, on a gagné un kilo de sucre ! Ils vont se marrer à la rédaction. Quand ils vont voir ça...»

 

 

Ron Marshall apparaît. Jennifer Johnson l'invite à s'asseoir. Il est vêtu d'une casquette du style «Tour de France» et a un tee-shirt dégueulasse. Il semble passablement éméché et a un accent paysan très prononcé.

 

 

Jennifer Johnson: «Charly ? »

 

 

Charly Bouchet: «Ouais c'est bon, vas-y.»

 

 

Jennifer Johnson : «Monsieur Ron Marshall, bonjour. »

 

 

Ron Marshall: «Bonjour.»

 

 

Jennifer Johnson: «Pouvez-vous dire à nos téléspectateurs ce que vous avez vu au-dessus du champ de Monsieur Mouchalon ? »

 

 

Ron Marshall: «Ca tourne là ?»

 

 

Jennifer Johnson: «Oui, oui, mais ne vous en occupez pas, faites-nous part de votre témoignage plutôt.»

 

 

Ron Marshall: «Ah non. Ron, moi c'est Ron. Pluto, c'est le chien de Mickey et...»

 

 

Charly Bouchet: «Oh le Nul, il nous refait «la Cité de la Peur»...»

 

 

Jennifer Johnson- «Oui, bon, votre témoignage. »

 

 

Ron Marshall : «Malgré que même que je ne suis pas un alcoolique, que j'ai vu un truc pas normal. Figurez-vous que je venais de quitter Marcel, Zammy et Michou. Je rentrais chez moi quand j'ai vu un extra-terrestre haut comme le tas de fumier qu'il y a dans ma cour (il fait le geste). Il était gris et avait un physique entre Bernard Menez et Paul Prébois. Avec un petit quelque chose de Paul Newman. Dès qu'il m'a vu, il s'est transformé en vache, mais, ah, ah, on ne me l'a fait pas à moi, je sais bien ce que j'ai vu. »

 

 

Jennifer Johnson: «Eh bien, Monsieur Marshall, merci de votre témoignage.»

 

 

Il part. Jennifer pousse un soupir. Changement de plan. On voit Beretta descendre de voiture. On ne voit que ses chaussures se poser sur le soi. Elles ont des éperons. Puis, les deux lieutenants se dirigent vers la porte d'entrée de la ferme. Michou a un look qui rappelle celui des habitués du Queen.

 

 

Famas: «Ouh, ouh, y'a quelqu'un ? C'est le Père Noël.»

 

 

Michou ouvre la porte.

 

 

Michou: «Ouh ! Mais qu'est-ce qu'il fait comme bruit celui-là... Qu'est-ce que je peux faire pour les deux charmants inconnus ?»

 

 

Beretta: «Bonjour hum, Monsieur. Un ami commun nous a dit que vous étiez présent lors de l'atterrissage de l'OVNI. Nous voudrions en savoir plus...»

 

 

Michou: «Vous parlez comme des flics mais vous êtes mignons, donc le vais vous aider.»

 

 

Beretta: «Pouvez-vous nous dire ce que vous avez vu au juste ? »

 

 

Michou: «Une lumière blanche dans la noirceur de la nuit».

 

 

Famas:             «C'est tout ? »

 

 

Michou: «Ben oui, c'est tout, elle est marrante, elle. Qu'est-ce que vous croyez que j'ai vu, Dumbo l'éléphant surfant dans les airs avec les 101 Dalmatiens ?! »

 

 

Plan sur les deux lieutenants.

 

 

Famas:    «Tu te fous de notre gueule, Michou ? On n'a pas fait tout ce chemin pour t'entendre dire que tu n'avais vu qu'une lumière blanche dans la noirceur de la nuit».

 

 

Beretta: «Primo, je déteste perdre mon temps. Secondo, je n'aime que les hétéros.»

 

 

Plan sur les trois. Les lieutenants prennent Michou en main, et le rentre chez lui. Famas fait tomber son arme de retour à la voiture. Puis, la caméra revient sur les journalistes. 017 voit Charly et Jennifer En arrière plan, Raoul Chamoulard et sa femme arrivent.

 

 

Charly            Bouchet (à voix basse): «Oh merde, regarde qui voilà, la star.»

 

 

Jennifer Johnson: «Monsieur Chamoulard, que nous vaut cette visite ? »

 

 

Raoul Chamoulard: «Je voulais savoir si tout s'était bien passé. »

 

 

Gertrude Chamoulard (à voix basse). «Viens, on rentre.»

 

 

Charly Bouchet: «Ah, ben, on en parlait avec Jennifer. Merci pour vos tuyaux ! On a eu le droit à deux témoignages d'abrutis. A eux deux, ils devaient avoir le Q.I. de Lova Moor ! Ils n'ont rien vu. Ils étaient trop bourrés pour voir quelque chose. »

 

 

Gertrude Chamoulard (à voix basse): «Viens, on y va.»

 

 

Raoul Chamoulard: «Ne critiquez pas mes cousins ! Puisque leurs témoignages ne vous suffisent pas, peut-être voulez-vous que je vous raconte tout ce que j'ai vu. Il était plus de minuit quand...»

 

 

Jennifer Johnson: «Oui, ben, heu, non, je suis désolée mais il est tard et nous n'avons plus de pellicule. N'est-ce pas Charly ?»

 

 

Gertrude Chamoulard (à voix basse): «Viens, on y va.»

 

 

Charly Bouchet: «Oui, oui, je n'ai plus de film. Et bon, il faut vraiment que nous partions, nous avons du travail.»

 

 

Ils partent. La caméra est sur le maire et sa femme.

 

 

Raoul Chamoulard: «Bon, ben, à demain alors ! (à sa femme) Bon, alors Gertrude, qu'est-ce que tu fais, je t'attends moi !»

 

 

Beretta et Famas rentrent à Malbruchon-sur-Orne. Ils sont dans leur voiture, et sont comme toujours dans ce cas /à filmés de l'arrière.

 

 

Beretta: «Bon, qu'allons-nous faire ? Je suis sûr que ces cons nous cachent la vérité. »

 

 

Famas:    «Tu m'étonnes. Ils vont essayer de vendre le scoop à la télé, ils sont tellement radins qu'ils vendraient leur mère pour remplacer Tabatha Cash au cinéma.»

 

 

Le téléphone portable sonne. Beretta prend l'appel.

 

 

Beretta: «Beretta, j'écoute. »

 

 

Famas: «Qui c'est, le patron ? »

 

 

Beretta            répond «non» d'un signe de tête.

 

 

Beretta: «Oui, d'accord, nous y serons sans faute, Merci de votre appel.»

 

 

Beretta retire ses chaussures pendant le coup de fil et met ses pieds au niveau du pare-brise. Il a des chaussettes de tennis dont une est trouée.

 

 

Famas: «Alors, qui était-ce ?»

 

 

Beretta : «Mouchalon ! Ce fumier semble enfin vouloir nous recevoir. Il nous attend chez lui ce soir. CTV sera là. Chamoulard aussi.»

 

 

Ils passent devant un individu qui a les deux bras en écharpe. A sa hauteur, ils ralentissent et le reconnaissent. Lui aussi les reconnaît. Il leur tire la langue. C'est le fou du village.

 

 

Beretta: «Oh c'est pas vrai ! Le fou du village Mais merde, ça lui suffit pas ?»

 

 

Famas: «Vas-y tout seul, j'en ai ras-le-bol Tiens, il y a la batte derrière. Finissons-en avec  lui...

 

 

Beretta prend la batte et sort. Famas attend tranquillement, le plan reste tel quel. Quinze secondes plus tard, on entend un cri, puis Beretta revient. Il monte dans la voiture. Il y a du sang sur la batte.

 

 

Beretta: «Bon, on risque d'être tranquille pour un certain temps.»

 

 

 

 

 

 

SCENE DE PAUSE EXTRA-TERRESTRE 2 (0.15) (musique)

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon est dans le vaisseau des extra-terrestres. L'intérieur est sombre, très enfumé et de nombreux rayons lumineux éclairent partiellement l'endroit. Mouchalon avance dans la pénombre. Un extra-terrestre surgit. On le voit de dos.

 

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /2006 19:22

«L 'Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 7

 

 

 

 

 

 

 

 

SCENE MOVING MOON ( 5.00)

 

 

 

 

 

Il fait nuit. Mouchalon ouvre la porte de son domicile de l'intérieur.

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Ah, Messieurs Beretta, Famas, il ne manquait plus que vous. Entrez je vous prie. »

 

 

 

Famas et Beretta entrent (changement de plan). On entre dans une salle où les journalistes de CTV, le Baron Sengir et Chamoulard sont déjà assis.

 

 

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Asseyez-vous je vous prie, faîtes comme chez vous».

 

 

 

Chamoulard se lève. Il tend la main aux Lieutenants.

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Bonjour Messieurs Famas et Beretta.»

 

 

 

Aucun des Lieutenants ne lui serre la main.

 

 

 

Famas: «Oui, c'est ça, bonsoir.»

 

 

 

Beretta: «Bonsoir Messieurs. Mademoiselle Johnson.»

 

 

 

Jennifer Johnson, Charly Bouchet et le Baron Sengir: «Bonsoir Messieurs.»

 

 

 

Le Baron Sengir: «Bon, Monsieur Mouchalon, qu'avez-vous à nous dire, on ne va pas passer la soirée à se dire bonsoir !»

 

 

 

Famas : «Ouais, pourquoi nous avez-vous fait venir ? Fulgor et Schnekk-Ceriz viennent prendre le café avec nous et on se fait une belote après ? »

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Non, ils ne viendront pas.»

 

 

 

Beretta: «Et voilà, encore un plan brun-brun. Et dire que j'ai raté Lagaf pour m'entendre dire ça ! »

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon : «Je comprends votre déception Messieurs. Je comprends que le gouvernement ait besoin de certaines informations, je comprends que la télévision veuille informer le monde entier, je comprends tous vos aspirations.»

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Alors pourquoi sommes-nous venus ?»

 

 

 

Beretta: «Quand tu veux parler, tu lèves la main, et t'attends qu'on te donne l'autorisation, O.K. ?»

 

 

 

 

 

 

Raoul Chamoulard (penaud): «Oui, oui.»

 

 

 

Charly Bouchet: «Un peu de calme, Lieutenant Beretta, on n'est pas dans votre caserne ici. Nous avons tous le droit de nous exprimer.»

 

 

 

Beretta (sur le point de se lever): «Non mais attends, tu me cherches Casimir ? »

 

 

 

Famas (retenant Beretta): «Chut, calme toi, calme toi.»

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Bon, je peux y aller ? Merci Messieurs. Heureusement que Mademoiselle Johnson et le Baron sont plus calmes. Bon, en commun accord avec les Mör-Bekkiens, je vais vous dire le but de leur visite. Fulgor et ses amis sont venus sur Terre chercher une sonde, destinée à suivre l'évolution terrestre, qu'une précédente expédition avaient laissé il y a quelques années de cela.»

 

 

 

Jennifer Johnson : «Une sonde ? Ils nous espionnent donc ? Dans quel but

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Ils nous étudient, veulent voir s'ils peuvent entrer en contact avec nous sans risque.»

 

 

 

Le Baron Sengir: «Mais ils sont déjà entrés en contact avec vous ? Et nous alors ? »

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Ils m'ont choisi car ils m'ont jugé exemplaire.»

 

 

 

Famas: «Oh l'autre, il la joue Mère Thérésa...»

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Bref, ils sont en train de nous juger et nous saurons bientôt s'ils veulent entrer en contact avec la population, et quand.»

 

 

 

Beretta: «Qu'est-ce qu'on en a à foutre de la population ? Ce sont eux que nous voulons.»

 

 

 

Le Baron Sengir: «S'ils ne viennent pas à nous, J'irai à eux ! Je ferai tout pour en attraper un, et il verra qui est le Baron Sengir !»

 

 

 

Beretta: «Ils commencent à énerver pas mai de monde en haut lieu vos amis Mör-Bekkiens S'ils ne veulent pas se retrouver avec une armada et des commandos sur la tronche, ils ont intérêt à montrer le bout de leur museau.»

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oh, je ne vous conseille pas d'envisager d'employer la force avec eux...»

 

 

 

Chamoulard lève la main.

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Monsieur le Maire ? »

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Ils sont si forts que ça ? Plus forts que nous ? »

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon : «Raoul, mon bon Raoul, ils peuvent venir sur Terre, alors dis-toi bien qu'ils ont des armes et des pouvoirs dépassant l'entendement (il regarde sa montre). D'ailleurs, ils ont prévu une petite démonstration à votre égard. Veuillez vous diriger vers le jardin s'il vous plaît. Et regardez.»

 

 

 

Tous se dirigent vers le jardin.

 

 

 

Le Baron Sengir: «Qu'est-ce donc encore ? »

 

 

 

Famas : «Ben alors, qu'est-ce qu'il y a ?»

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Vous allez voir.»

 

 

 

La caméra montre la Lune. On entend un son étrange et d'un seul coup, celle-ci disparaît, sous les regards abasourdis de tous.

 

 

 

Beretta: «La Lune !? Ils ont pété la Lune ?! Ces connards ont pété la Lune ! »

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Ne vous inquiétez pas, elle réapparaîtra d'ici quelques heures... Voyez, ils sont plus forts que vous. Plus forts que Goldorak et Albator réunis. N'est-ce pas Monsieur Beretta ?»

 

 

 

La caméra est sur les deux Lieutenants. Beretta regarde Famas l'air inquiet.

 

 

 

 

 

 

 

LE JOURNAL TELEVISE 2 (1.30)

 

 

 

 

 

Claire Bazal:     «CTV, le journal. A Malbruchon-sur-Orne où je vous le rappelle les extra-terrestres de la planète Mör-Bekk continuent de se cacher, la Lune a disparu hier soir vers 23h00 avant de réapparaître trois heures plus tard. Du coup, certains y voient un lien avec la fameuse affaire de Tringlindech.»

 

 

 

CTV diffuse à ce moment un filin en noir et blanc commenté par Claire Bazal. On y voit deux chirurgiens armés de couteau de boucher pour l'un et d'une pince pour l'autre, ausculter le corps, en l'occurrence une peluche «Panthère Rose».

 

 

 

Claire Bazal:     «En 1993, des extra-terrestres auraient en effet atterri à Tringlindech, petite station balnéaire située dans le Finistère. Vous revoyez le film d'époque, dont la source et le sérieux n'ont jamais été prouvés. Le petit être au centre viendrait de la planète Alil et il aurait piloté un vaisseau de forme oblongue dont plusieurs témoins affirment qu'il serait parti de la Lune.»

 

 

 

L'image revient sur Claire Bazal.

 

 

 

Claire Bazal:     «Y aurait-il un lien entre les deux affaires ? La Lune serait-elle un ovni port ? Les Mör-Bekkiens l'auraient-ils fait momentanément disparaître pour cacher l'arrivée ou le départ de navettes prêtes à pénétrer dans notre atmosphère ? Nul ne peut le nier ou l'affirmer.»

 

 

 

Une main de gorille ou de monstre lui transmet un télex. La journaliste ne fait pas attention à la main, mais prend le document et le lit.

 

 

 

Claire Bazal:            «Un télex vient de tomber. Il fait état d'un nouveau règlement de comptes en Colombie. Plusieurs hommes forts du cartel de Bogota ont été retrouvés dans leurs piscines, avec des chaussures en béton. La police colombienne n'exclut pas la piste des frères Patard dont la tête de leur cousin, Pablo Cachar, avait été retrouvée il y a deux semaines dans une poubelle du centre ville.»

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /2007 06:59

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 8

SCENE DE LA GRANGE (2.00)

 

 

 

Les journalistes de CTV suivent Raoul Chamoulard.

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Mais chut bon sang ! Vous voulez qu'ils nous repèrent ! »

 

 

 

Charly Bouchet: «A mon avis, ils nous ont déjà repérés et sont en train de se foutre de notre gueule. Ils ont déjà les Dupont sur le museau et maintenant voilà que Sherlock Chamoulard mène l'enquête. Eh ben, elle est pas gagnée la guerre...»

 

 

 

Jennifer fait comprendre à Charly qu'il exagère même si elle est d'accord avec lui.

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Non mais dites-moi mon p'tit bonhomme, vous avez envie de vous retrouver caméraman à l'ANPE ? C'est que je suis très influent moi, monsieur.»

 

 

 

Charly Bouchet: «Ah oui, j'oubliais, vous êtes le maire de Malbruchon-sur-Orne. Vous avez des relations en haut lieu. Excusez-moi votre Honneur...»

 

 

 

 

 

Raoul Chamoulard: «J'aime mieux ça. Il vous excuse.»

 

 

 

Jennifer Johnson: «Dites, les Mör-Bekkiens, on leur envoie un fax ou on continue à gueuler pour les prévenir de notre arrivée ?»

 

 

 

Raoul Chamoulard (à Charly): «Oui, taisez-vous un peu ! Nous approchons. Ma femme, qui est voyante, est persuadée qu'ils sont dans la grange qui se trouve à deux pas. On y va, et sans bruit. A mon signal, j'ouvre la porte, et vous filmez. Compris ?»

 

 

 

Charly Bouchet : «Oh l'autre, il nous apprend notre boulôt. »

 

 

 

Jennifer Johnson fait signe à Charly de se taire.

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Dites, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à mon frère.»

 

 

 

Charly Bouchet: «Diantre, qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? Je suppose que c'est capital dans notre enquête.»

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Moquez-vous, moquez-vous. Mon frère est à l'hôpital. Il paraît qu'il taquinait depuis quelques jours deux messieurs de la ville. Mon frère est très coquin. Apparemment, ils l'ont mal pris et l'ont frappé. Si je leur mets la main dessus, je peux vous assurer qu'ils verront qui est le patron à Malbruchon-sur-Orne.»

 

 

 

Changement de plan, les trois «enquêteurs» sont près d'une grange abandonnée. Chamoulard s'arrête.

 

 

 

Raoul Chamoulard: «C'est là !»

 

 

 

Jennifer Johnson (collant son oreille au mur): «On entend de drôles de bruits. Charly, prends ta caméra et prépare-toi ! On les tient, on les tient !»

 

 

 

Raoul Chamoulard: «Mademoiselle Johnson, Monsieur Bouchet, préparez-vous à entrer dans l'histoire. Derrière cette porte se cache la plus formidable des rencontres. Nous sommes des héros. Allons-y !»

 

 

 

Ils entrent. Le plan suivant montre un homme en train de lire le journal, tout en déféquant. Il reste imperturbable.

 

 

 

L'homme: «Non mais merde, on peut plus chier tranquillement maintenant !? »

 

 

 

Plan sur les trois. Charly a une caméra à la main.

 

 

 

Charly Bouchet : «Alors là on a gagné un kilo de sucre. Super le rendez-vous avec l'histoire. Je vous présente Fulgor chef des Mör-Bekkiens Il lit le journal et il chie.»

 

 

 

Plan sur l'homme.

 

 

 

L'homme: «Dites, vous me préviendrez quand vous aurez fini ? On n'est pas là pour acheter le fond!»

 

 

 

Retour sur les trois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jennifer Johnson: «Bon, viens Charly, il semblerait que Monsieur le Maire se soit trompé...»

 

 

 

Charly Bouchet: «Sherlock Chamoulard. Vous êtes partis chier tranquillement ? Vous vous êtes perdus ? Pas de problème, il vous retrouve.»

 

 

 

Retour sur l'homme.

 

 

 

L'homme: «Je savais bien qu'il fallait pas voter pour ça. »

 

 

 

Raoul Chamoulard (off): «J'ai dû me tromper de grange. Eh, attendez-moi ! »

 

 

 

 

 

 

 

SCENE DU PRISONNIER EVADE (3.00)

 

 

 

Les envoyés spéciaux de CTV suivent le Baron Sengir sur ses terres. Il est armé et fait sa traditionnelle ronde. Charly filme. Jennifer Johnson a un micro.

 

 

 

Jennifer Johnson: «Baron, vous faites cette ronde tous les jours ? »

 

 

 

Le Baron Sengir: «Plusieurs fois par jour ! Je suis sûr qu'ils sont chez moi, là, quelque part sur ces terres. Je suis même persuadé que c'est Mouchalon qui leur a demandé de venir se cacher ici, pour m'énerver. »

 

 

 

Jennifer Johnson: «Vous n'aimez pas Monsieur Mouchalon, non ? »

 

 

 

Le Baron Sengir: «Non.»

 

 

 

Changement de plan afin de montrer que l'action se passe quelques minutes plus tard.

 

 

 

Le Baron Sengir: « J'ai fait plusieurs guerres, plusieurs opérations spéciales. On ne me la fait pas à moi. Ce Mouchalon, il ne me revient pas avec son allure d'ambassadeur. Je ne l'ai jamais vu se mouiller. C'est pas comme moi. Dès qu'il y avait un conflit ou quoi que ce soit, dès que l'honneur de la France était en jeu, je prenais mes armes, et j'allais au front. En ce moment, les Mör-Bekkiens sont là, ils nous narguent, vont peut-être nous massacrer, et Monsieur Mouchalon, lui, prend le thé avec eux. Je n'ai jamais pris le thé avec un Viet ou un Yougo. Je ne vais pas commencer avec ces forbans de l'espace. »

 

 

 

 

 

Jennifer Johnson : « Vous avez fait la guerre en ex-Yougoslavie ? »

 

 

 

Le Baron Sengir: «Oui, mais attention gamine, pas pour l'argent. Je ne suis pas un mercenaire ou un corsaire. Non, je suis allé là-bas pour garder la forme. D'ailleurs, je n’ai jamais fait de favoritisme. Un jour, je tuais dix Serbes. Le lendemain dix Croates, puis dix Bosniaques le jour suivant. Etc...»

 

 

 

Jennifer Johnson: «Eh bien, je vois que nous sommes en sécurité avec vous. »

 

 Changement de plan, plus tard.

 

 

 

Jennifer Johnson: «Baron, puis-je vous poser une question indiscrète ? »

 

 

 

Le Baron Sengir: «Essayez toujours.»

 

 

 

Jennifer Johnson. «Que pensez-vous de la peine de mort ? »

 

 

 

Charly Bouchet (off): «Eh, vous avez entendu ? »

 

 

 

Jennifer Johnson: «Non, quoi ?»

 

 

 

Charly Bouchet (off): «J'ai entendu un bruit suspect, là.»

 

 

 

Jennifer Johnson: «Où donc ?»

 

 

 

Charly Bouchet (off): «Là, dans le buisson.»

 

 

 

La caméra se braque sur le buisson. Le Baron se déplace à côté.

 

 

 

Le Baron Sengir: «Celui-là ? »

 

 

 

Charly Bouchet (off): «Oui.»

 

 

 

Le Baron tire dans le buisson. On entend un cri. Il tire à nouveau.

 

 

 

Charly Bouchet (off): «Mais il est complètement taré !»

 

 

 

Il pose la caméra à terre, sans l'arrêter et court vers le buisson. Puis changement de plan, on voit les trois près du buisson. Le Baron en extrait un corps.

 

 

 

Le Baron Sengir :  «Bigre, c'est un terrien.»

 

 

 

Charly Bouchet: «Ca alors, quelle surprise ! »

 

 

 

Jennifer Johnson: «Eh, mais je le reconnais lui, c'est Gilbert Sedjmann. Il faisait la météo avant. Il y a six mois, il a tué toute sa famille. Depuis, il est recherché par toutes les polices de France et de Navarre.»

 

 

 

Famas  (off): «Ca tombe bien...»

 

 

 

Les journalistes et le Baron se retournent. Famas et Beretta surgissent. Ils ont une tenue de camouflage comique. Ils avancent. Puis plan sur les 5 regardant le corps. De gauche à droite, on voit le Baron, Miss Johnson, Famas, Beretta et Charly.

 

 

 

Beretta: «Tiens, tiens, oui, oui, c'est bien Sedjmann. Bien joué Baron, joli tir.»

 

 

 

Jennifer Johnson: «Messieurs Famas et Beretta ! Que faisiez-vous là ? »

 

 

 

Famas: «Nous vous espionnions. Ca vous pose un problème ?»

 

 

 

Jennifer Johnson: « Euh... non ! »

 

 

 

Charly            Bouchet: «Si, à moi ça pose un problème.»

 

 

 

Nouveau plan. Famas parle à Beretta. On ne voit qu'eux deux.

 

 

 

Famas: «/as-y, je sais que tu en meurs d'envie.»

 

 

 

Beretta: «O.K..»

 

 

 

Il donne un coup à sa droite. On entend Charly crier. Plan suivant, on voit les 5. Charly se tient dans le bas ventre et gémit.

 

 

 

Famas: «Bon, on s'occupe du corps. On va prendre la bobine. Vous n'avez rien vu, rien entendu. Ou alors on vous mettra dans la même morgue que lui, O.K. ?»

 

 

 

Jennifer Johnson (apeurée): «Oui, oui, d'accord, prenez la cassette.»

 

 

 

Beretta (à Charly) : «Allez, relève-toi Spielberg, ce n'est pas quand même pas un coup dans les roustons qui va t'achever.»

 

 

 

Famas: «Bon, vous pouvez partir. Le temps pour nous de nettoyer un peu.»

 

 

 

Nouveau plan. Les journalistes marchent. Charly tient la caméra et a semble-t-il encore mal. Jennifer le regarde. Le Baron est d'un calme stupéfiant.

 

 

 

Jennifer Johnson: «Ca va Charly ?»

 

 

 

Charly Bouchet: «Ca va mieux. Quel fumier ce Beretta. »

 

 

 

Le Baron Sengir: «Au fait, Miss Johnson ? »

 

 

 

Jennifer Johnson: «Oui Baron ?»

 

 

 

Le Baron Sengir: «Je crois que vous avez la réponse à votre question sur la peine de mort. »

 

 

 

Jennifer Johnson: «Oui.»

 

 

 

Ils passent tous devant la caméra. On ne voit plus que la forêt.

 

 

 

 

 

 

 

SCENE DE PAUSE EXTRA-TERRESTRE 3 (0.15) (musique)

 

 

 

On y voit les extra-terrestres de dos, se cachant dans une grange. Ils ont une démarche assez spéciale: ils font de tous petits pas, ont les pieds presque joints et les bras repliés au niveau du diaphragme.

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /2007 08:48

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 9

 

 

 

 

 

MISE AU POINT DE CTV (3.00)

 

 

 

Les envoyés spéciaux de CTV sont avec Claire Bazal, dans les locaux de la chaîne. On voit les 3 personnages sur le même plan, ils marchent,

 

 

Claire Bazal:     «Oui, je suis bien d'accord avec vous, mais ça commence à s'impatienter en haut lieu Le patron se demande ce que vous faites vraiment à Malbruchon-sur-Orne».

 

 

Charly Bouchet : «Il est marrant le patron 1 Il peut y aller, lui, interviewer Raoul Chamoulard et son Cirque Pinder Il peut y aller,lui, essayer  de tirer les vers du nez de  Mouchalon. »

 

 

Jennifer Johnson: «Bon, qu'est-ce qu'il attend de nous ? »

 

 

Claire Bazal les arrêtent.

 

 

Claire Bazal:     «On va en discuter ici. Le boss est persuadé que les services secrets ont mis des micros un peu partout.»

 

 

Charly Bouchet: «Eh mais attends, ce sont les toilettes pour dames ! »

 

 

Claire Bazal: «Justement !»

 

 

Charly Bouchet: «Eh mais, je ne peux pas y aller !»

 

 

Jennifer Johnson: «Oh, fais pas ta chochotte.»

 

 

Ils entrent dans les toilettes. Ils sont juste derrière la porte. A quelques mètres d'eux, 2 grosses femmes, de dos, se lavent les mains. Personne n'y fait attention.

 

 

Claire Bazal:     «Ici, on ne risque rien. Bon, le patron estime qu'il est temps d'employer les grands moyens. Vous allez espionner Mouchalon jours et nuits. Quitte à trahir sa confiance. Il nous faut des images. Nos concurrents n'apprécient guère que Chamoulard les empêche de bosser. D'autant plus que ce n'est pas vraiment légal. Bref, on a intérêt à se dépêcher si l'on veut avoir les premières images des extra-terrestres. Inutile de préciser que vos places sont en jeu.»

 

 

Jennifer Johnson: «C'est sympa !»

 

 

Charly Bouchet: «Pour l'instant, on n'a aucune piste. Tant que Mouchalon ne voudra pas parier, nous n'en saurons guère plus.»

 

 

Claire Bazal: «Et les deux lieutenants ?»

 

 

Charly Bouchet: «Ils me font bien rigoler ces deux mongoliens. Il nous arrive de les croiser. Ils ont l'air encore plus paumé que nous. Ca m'étonnerait qu'ils trouvent quelque chose avant nous.

 

 

Jennifer Johnson: «Nous avons la confiance de Mouchalon, pas eux.»

 

 

Claire Bazal:     «Il faut que ça dure. Bon, faites ce que vous voulez, mais trouvez des images. On en avait déjà inventées avec l'affaire de Tringlindech, il ne faudrait pas que l'on se ridiculise une nouvelle fois.»

 

 

Jennifer Johnson: «O.K.. On emploie les grands moyens.»

 

 

Ils sortent. Les deux femmes qui étaient en train de se laver les mains se retournent. Il s'agit de Famas et Beretta, déguisés.

 

 

 

 

 

 

CHAMOULARD TENTE D’AMADOUER MOUCHALON (3.00)

 

 

 

Pierre-Henri Mouchalon lit le journal, en occurrence «le Clairon Malbruchonnois» dont la une est «Où sont les Mör-Bekkiens ?». On sonne, il va ouvrir. Nouveau plan, il ouvre la porte et tombe nez à nez avec Raoul Chamoulard très excité.

 

 

Pierre-Henri            Mouchalon: «Raoul, que me vaut ta visite ? »

 

 

Raoul Chamoulard.- «Pierre-Henri, il faut qu'on parle; ça ne peut plus durer. »

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Bon, eh bien entre, on ne va pas rester devant la porte.»

 

 

Nouveau plan, ils sont dans le salon de Mouchalon.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Assieds-toi, fais comme chez toi.»

 

 

Il s'assied.

 

 

Raoul Chamoulard: «Bon, Pierre-Henri, on se connaît depuis un certain temps maintenant. Tu sais à quel point je t'estime. Hein, tu le sais dis ?» (oeil de velours)

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oui, oui, je le sais, mais que veux-tu ?»

 

 

Raoul Chamoulard: «Il faut impérativement, je répète, impérativement, que tu me mettes en contact avec les extra-terrestres. Tu imagines l'argent qu'on pourrait se faire avec eux. On les mettrait dans une cage, et les gens viendraient ici pour les voir. Ils dépenseraient un argent fou. Nous serions riches et célèbres. »

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Raoul, tu perds la raison ou quoi !? »

 

 

Raoul Chamoulard: «Les Mör-Bekkiens sont notre poule aux oeufs d'or. On a gagné le jackpot ! Enfin, toi, mais puisque tu m'aimes bien, je vais être ton associé, hein ? »

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Raoul... »

 

 

Raoul Chamoulard: «On fera 50-50, ou 55-45 si tu veux, le ne vais pas pleurer pour 5% en moins. (suppliant) Mais je t'en prie Pierre-Henri, dis-moi où ils sont, dis-le moi, je n'en peux plus (il se met à genoux)

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Raoul, écoute-moi bien. Raoul ? »

 

 

Il reste à genoux. Et ne relève pas la tête.

 

 

Raoul Chamoulard: «Quoi ?»

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Relève-toi.»

 

 

Raoul Chamoulard: «Non, je boude. Tu ne m'aimes pas.»

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Mais si, mais écoute, tu crois qu'ils ont envie de finir leur vie dans une cage ou dans un laboratoire militaire ? Pourquoi crois-tu qu'ils continuent à se cacher ? Bon, dès qu'ils décideront de se montrer au monde, je te le dirai, tu seras le premier au courant.»

 

 

Chamoulard relève la tête.

 

 

Raoul Chamoulard : «Vrai ? C'est vrai ? »

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oui, tu as ma parole.»

 

 

Chamoulard se relève.

 

 

Raoul Chamoulard: «Hum. Bon, heu, on va faire un pacte. Tu me présentes à tes amis extra-terrestres en premier, et je te nomme maire adjoint le lendemain. Après tout, Jean-Louis Mouldu n'est qu'un imbécile doublé d'un arriviste de second ordre. Tu auras droit à ta statue, on la mettra à côté de la mienne, sur la place du village.»

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: « Raoul, tu es incorrigible... »

 

 

Raoul Chamoulard: «Bon j'y vais. Heu, Pierre-Henri, tiens, c'est pour toi.»

 

 

Il lui remet une enveloppe.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Qu'est-ce donc ? »

 

 

Raoul Chamoulard: «Une partie des fonds détournés l'an dernier. Pour te remercier.»

 

 

Pierre-Henri Mouchalon : « Raoul ... Range-moi ça, utilise l'argent pour les jeunes, et pars avant que je ne change d'avis.»

 

 

Raoul Chamoulard: «Bon, O.K., je le donnerai à mes gamins. Au revoir.»

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Oui, c'est ça, au revoir.»

 

 

Il ferme la porte et pousse un soupir.

 

 

 

 

 

 

SENGIR S’ALLIE AVEC LE BUREAU 21 (3.00)

 

 

 

La scène se passe chez le Bai-on Sengir. Il ouvre un de ses placards. Un corps en tombe.

 

 

Le Baron Sengir: «Diantre ! je l'avais oublié celui là. L'odeur venait donc de là !»

 

 

Au même moment, la sonnette retentit. Le Bai-on remet le cadavre comme il peut (coupure). Il regarde discrètement par la fenêtre. Famas et Beretta sont à la porte. Sengir les fait entrer.

 

 

Le Baron Sengir: «Lieutenant Famas, Lieutenant Beretta, bonjour.»

 

 

Famas & Beretta: «Baron, bonjour.»

 

 

Le Baron Sengir: «Entrez Messieurs.»

 

 

Ils entrent. La Scène suivante montre les 3 assis.

 

 

Le Baron Sengir: «Que me vaut votre visite ? »

 

 

Plan sur les lieutenants.

 

 

Famas: «Baron, il faut que nous parlions.»

 

 

Beretta: «Nous avons comme qui dirait un pacte à vous proposer.»

 

 

Plan sur Sengir.

 

 

.Le Baron Sengir: «Un pacte ? De quel genre ? Expliquez-vous ? »

 

 

Plan sur les trois.

 

 

Beretta: «Pouvons-nous parler ici en toute sécurité ? »

 

 

Le Baron Sengir : «Oui, n'ayez crainte, le suis seul, ma gouvernante est partie au bourg.»

 

 

Plan sur les lieutenants.

 

 

Beretta: « Baron jouons cartes sur table. Nous savons et vous devez vous en douter. La maison n'est pas si grande...»

 

 

Famas:    «Nous connaissons votre passé d'agent spécial du Bureau 21. Le raid à Téhéran, l'opération Albatros pendant la guerre du Golfe, le divorce du Prince Charles, j'en passe et des meilleures...»

 

 

Beretta: «Vous étiez le meilleur Baron. S'il n'y avait pas eu cette histoire avec la stripteaseuse, vous seriez encore au Bureau 21.»

Plan sur Sengir.

 

 

Le Baron Sengir: «Certes. Maintenant que tout est dit, qu'attendez-vous de moi ? »

 

 

Plan sur Beretta et Famas.

 

 

Beretta: «Nous sommes les meilleurs agents spéciaux du gouvernement. Mais nous ne connaissons pas tous les recoins de Malbruchon-sur-Orne. Il nous faut un homme qui puisse nous guider, et ce en toute confiance. S'il s'agit en plus d'un ex-commando...»

 

 

Famas: «Nous voulons trouver ces Mör-Bekkiens Vous aussi, allions nous.»

 

 

Le Baron Sengir (off): ''Qu'ai-je à y gagner ? »

 

 

Beretta: «Nous vous dirons ce que nos satellites ont détecté ces dernières heures.»

 

 

Famas: «Et un virement de 10 millions de francs sur un compte en Suisse, c'est toujours bon à prendre...»

 

 

Plan sur les 3.

 

 

Le Baron Sengir: «J'accepte.»

 

 

Beretta: «Excellent.»

 

 

Le Baron Sengir: «Mais à une condition.»

 

 

Famas:            «Laquelle ? »

 

 

Plan sur Sengir.

 

 

Le Baron Sengir: «J'ai là-haut quelque chose d'encombrant dont il faut que je me débarrasse... Et j'ai besoin d'un coup de main.»

 

 

 

 

 

 

SCENE DE PAUSE EXTRA-TERRESTRE 4 (0.15) (musique)

 

 

 

Un extra-terrestre fait un fabuleux saut en arrière qui le propulse d'un lac à un pont.

 

 

 

 

 

 

SENGIR REVE (2.00) (pin X 8)

 

 

 

Le Baron Sengir se met au lit. Il a une robe de chambre qu’il quitte. Il se couche sur le dos et éteint la lumière. L'image se trouble, il se met à rêver. On le voit ensuite dans la forêt malbruchonnoise. Il entend du bruit dans un buisson et tire. Mouchalon en sort, déguisé en Viet.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Non, tu ne m'auras pas Sengir, je suis immortel ! »

 

 

Sengir dégaine son katana.

 

 

Le Baron Sengir: «Dans ce cas, je vais te couper la tête.»

 

 

Mouchalon part en courant. Sengir le suit. Coupure. On Voit ensuite le Baron marcher au ralenti, l'arme blanche prête à l'emploi.

 

 

Le Baron Sengir: «Viens ici si tu es un homme. »

 

 

Il continue à marcher, il n'y a pas de coupure pendant vingt secondes. Puis Mouchalon, surgissant de nulle part, traverse l'écran en criant. Coupure. Le plan suivant montre le Baron courser sa proie. Coupure. Plan sur Mouchalon, dans un cul-de-sac, pendant 5 secondes. Puis, plan sur Sengir.

 

 

 

Le Baron Sengir: «Je vais te couper la tête. Tu feras très bien dans le salon.»

 

 

Plan sur Mouchalon.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Rêve toujours.»

 

 

Mouchalon claque des doigts et disparaît (à l'aide de la pause). Plan sur Sengir qui lâche le katana et se met la tête entre les mains.

 

 

.Le Baron Sengir: «Noooooon !»

 

 

Plan suivant: Sengir se réveille, il est en sueur et essoufflé.

 

 

Le Baron Sengir: «Bigre, quel cauchemar !»

 

 

Il regarde sous son oreiller et en sort le revolver qui y était dissimulé, avant de le remettre.

Par Lieutenant Famas - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 09:48

«L ‘Affaire de Malbruchon-sur-Orne» - CHAPITRE 10

 

 

 

 

 

CTV ESPIONNE MOUCHALON (3.00)

 

 

 

Les journalistes de CTV se sont introduits discrètement chez Mouchalon. On les voit dans sa maison marcher sur la pointe des pieds. Mouchalon regarde la télévision. On y montre la bande annonce de «le fils de Bioman » Le plan montre la télévision, puis la bande annonce occupe l'intégralité du plan.

 

 

Voix Off: «Son père était le plus grand héros de tous les temps. Il est mort en affrontant Flashos et ses guerriers. Son fils veut le venger. Mardi, 20h5O, sur CTV, retrouvez Takachi Jipangue dans «le fils de Bioman» ».

 

 

On voit des êtres ridicules se battrent en formant un ballet grotesque. Puis, le plan montre à nouveau Mouchalon devant la télévision.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Pff, ils ne savent vraiment plus quoi inventer...»

Il éteint son poste, se lève puis sort de son domicile. Les envoyés spéciaux le suivent. Mouchalon se retourne souvent derrière lui. Il arrive près d'un hangar. Les journalistes sont toujours cachés derrière lui. Jennifer Johnson fait remarquer par gestes à Charly Bouchet que les extra-terrestres doivent être là. La scène s'interrompt alors qu'on voit Mouchalon mettre un gant en plastique et se préparer à mettre sa main dans une partie du corps d'une vache que la morale m'interdit de préciser ici...

 

 

 

 

 

 

SCENE D’AMOUR (3.00)

 

 

 

Sengir et les deux lieutenants sont près de la demeure de Pierre-Henri Mouchalon et l'espionnent.

 

 

Beretta: «Bon j'y vais. Si je ne suis pas de retour dans 5 minutes, attendez plus longtemps.»

 

 

Changement de plan. On voit Beretta marcher en faisant attention. Il est de dos et se dirige vers la demeure de Mouchalon. Puis retour sur les deux autres. Famas et Sengir surveillent les horizons tout en jouant au poker. Famas a 5 as dans son jeu, alors que le Baron a 5 rois. Beretta se faufile le long de la maison. Il est maintenant sous une fenêtre ouverte. Le téléphone sonne et Mouchalon prend l'appel. La caméra montre Beretta sous la fenêtre et Mouchalon juste au-dessus, le combiné à la main.

 

 

Pierre-Henri Mouchalon: «Pierre-Henri Mouchalon, bonjour ? (pause) Ah, c'est toi, justement j'attendais de tes nouvelles. (pause) Oui, je n'ai pas pu venir hier car j'avais peur d'être repéré. Les journalistes sont sympas, mais je me méfie quand même, tant qu'ils n'auront pas filmé ce qu'ils veulent, ils me suivront. Quant aux Dupont, on ne sait jamais, la chance peut pallier leur manque d'intelligence (Beretta s'énerve sous la fenêtre) (pause). Bon, d'accord, j'arrive tout de suite, je me dépêche.»

 

 

Il raccroche et ferme la fenêtre. On voit ensuite Beretta rejoindre ses deux compères en galopant.

 

 

Famas: «Baron, vous trichez, c'est scandaleux !»

 

 

Sengir: «Dites-moi mon gaillard, et vous que faites-vous avec vos 5 as ?»

 

 

Beretta: «Excusez-moi d'interrompre ce débat philosophique, mais nous avons du pain sur la planche. Mouchalon a reçu un mystérieux coup de fil et semble avoir un rende - z-vous auquel il ne veut pas être dérangé. je parie mon slip qu'il s'agit des Mör-Bekkiens»

 

 

On voit les 3 sbires suivrent Mouchalon, à pied. Celui-ci se retourne assez fréquemment. On approche d'un endroit romantique. Les flingueurs se cachent. Mouchalon attend. Le plan est sur les 3 individus.

 

 

Famas (à voix basse): «Dès que les Schtroumpfs arrivent, on fonce !»

 

 

Plan sur Mouchalon. Une jeune femme rejoint Mouchalon. Il s'agit de Miss Peters la gouvernante du Baron, qui se jette dans les bras de Mouchalon. La caméra revient sur les 3.

 

 

Famas: «Un rendez-vous galant !»

 

 

Beretta: «Ca prouve au moins qu'il est pas pédé. Je me posais des questions.»

 

 

Sengir            (énervé): «Ma gouvernante !? Mouchalon fricotte avec ma gouvernante

 

 

Famas: «Chut ! Bon, on se barre. Miss Peters n'a rien d'une Mör-Bekkienne.»

 

 

Sengir (en vérifiant son katana): «Amuse-toi bien mon gaillard. Demain, foi de Sengir, tu chanteras comme un soprano !»

 

 

Beretta            (tendant un slip étrange): «Tenez. Un pari est un pari.»

 

 

 

 

 

 

SCENE DE PAUSE EXTRA-TERRESTRE 5 (.0.15) (musique)

 

 

 

Le soleil vient de se lever sur Malbruchon-sur-Orne. Raoul Chamoulard sort de chez lui. On voit ses pieds en premier lieu. Il a d'énormes chaussons lapins . On le voit ensuite de la tête aux pieds. Il est vêtu d'un pyjama d'un bonnet de nuit et de son écharpe tricolore. Il est espionné par un Mör-Bekkien qui le suit du regard à travers des buissons. Chamoulard se dirige vers son jardin et urine dans la nature,

 

 

 

 

 

 

L’ENELVEMENT (musique) (3.00)

 

 

 

La scène commence par un pastiche de «Crying Freeman». On voit Sengir dégainer son katana, la larme à l'oeil. Puis, on le voit avec Beretta et Famas dans la forêt malbruchonnoise. Le Baron est armé jusqu'aux dents. La main de Beretta tient son flingue dans son veston. Famas a en mains une carte d'état major des environs. Ils pensent avoir débusqué les Mör-Bekkiens grâce aux informations fournies par les satellites espions de l'armée. Ils se dirigent vers une bâtisse. Famas est devant. Il marche sur une brindille.

 

 

Le Baron Sengir: «C'est comme ça qu'on vous apprend à être discret maintenant au Bureau 21 ? »

 

 

Beretta: «Ouais merde, fais attention. Si les données des satellites sont correctes, on ne va pas tarder à tomber sur le vaisseau des Mör-Bekkiens»

 

 

Famas: «Excusez-moi, je n'avais pas vu cette branche à la brun.»

 

 

Parallèlement, quelqu'un se dirige vers eux... L'image revient sur les trois hommes. Beretta marche dans une bouse de vache et gueule.

 

 

Le Baron Sengir: «Non mais dites-moi, vous le faites exprès ou quoi ? Vous avez été acceptés au Bureau 21 en couchant avec le patron ?»

Beretta (énervé): «Traitez-moi une fois encore de pédé et je vous fais des dents en plomb (il montre son flingue)».

 

 

Famas (calmant la situation): «Oh, calmez-vous. On travaille pour le même camp. »

 

 

On voit à nouveau quelqu'un les espionner. La caméra revient sur les agents. Sengir est désormais devant les hommes du Bureau 21 qui regardent la carte des environs. Le Baron se mouche violemment.

 

 

Beretta: «Chut ! »

 

 

Famas: «Je vois que nous avons eu les mêmes formateurs… »

 

 

Le Baron Sengir: «Oui, bon, ça va. Match nul.»

 

 

Surgit alors des buissons un être étrange dont on ne voit que le bras. D'un geste de la main, il désarme tout le monde. Les 3 terriens sont médusés. On revoit la main effectuer un nouveau geste qui cette fois, fait disparaître les trois individus. Le geste de la main fait penser à un geste de smurf cher à ce bon vieux Sydney. La main est celle qui avait donné le télex à Claire Bazal (journal télévisé 2).

 

 

 

 

 

 

LE JOURNAL TELEVISE 3 (2.00)

 

 

 

Claire Bazal, dépêchée à Malbruchon-sur-Orne, est avec Mouchalon et Chamoulard. Plan sur la journaliste.

 

 

Claire Bazal :    «CTV, le journal. Nouveau rebondissement dans l'affaire de Malbruchon-sur-Orne. Un communiqué de l'A.F.P. vient de nous révéler la disparition des agents gouvernementaux et du Baron Sengir. Nul ne sait avec certitude ce qu'il leur est arrivé mais évidemment les hypothèses et les rumeurs vont bon train. (plan sur la journaliste , Mouchalon, Chamoulard) Pierre-Henri Mouchalon, quelle est votre opinion sur la question ? Les Mör-Bekkiens sont-ils à l'origine de ces disparitions ? »

 

 

Plan sur Mouchalon.

 

 

Pierre- Henri Mouchalon : «Il est clair que Messieurs Beretta Famas et Sengir ont payé leur curiosité. Maintenant, les Mör-Bekkiens ne sont pas des tueurs et il est clair que la leçon donnée et perçue comme telle, ils rendront leur liberté aux trois hommes.»

 

 

Plan sur les trois.

 

 

Claire Bazal: «Monsieur le Maire, je crois que vous avez une autre hypothèse à formuler.»

 

 

Plan sur le Maire.

 

 

Raoul Chamoulard: «Oui, je crois qu'il faut enfin que tous sachent la vérité. Ce qui se passe actuellement à Malbruchon-sur-Orne est incroyable. Il est clair que les extraterrestres ont massacré ces hommes qui ont voulu défendre la cause terrienne. Bref, ils sont morts mais je peux vous assurer qu'ils auront droit à la cérémonie funèbre qu'ils méritent, ou alors que je m'appelle plus Raoul Chamoulard.»

 

 

Plan sur les trois. Bazal et Mouchalon lèvent les yeux aux ciel et secouent la tête, désespéré par le cas Chamoulard. Plan sur la journaliste.

 

 

Claire Bazal:     «Le Festival de proie vient de se terminer. A la surprise générale, c'est le film «Mon flingue sur ta gueule» des Chenille Productions qui a remporté tous les prix. Voici les images de la cérémonie. Images qui se passent de tout commentaire...»

 

 

Elle montre alors les images de la cérémonie. On y voit les membres de la Chenille crâner et remercier le jury, armes à la main. Le public est réduit à un strict minimum.

Par Snoop - Publié dans : L'affaire de Malbruchon-sur-Orne
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